Wildcat, le félin sauvage bondit des usines Buick


Image de buick wildcat

L'histoire Wildcat débute en 1953 avec Harley Earl qui dessine un prototype expérimental en fibre de verre, il s'agit d'un bi-place. Les Kaiser Darrin et Chevrolet Corvette ont ouvert la voie à ce genre de robe. En 1954, un concept Wildcat II plus sportif émerge et finalement un troisième essai plus spacieux en 1955 pouvant accueillir 4 passagers. Les trois spécimens de Wildcat se présentent au Motorama organisé par Général Motors afin de tester la sensibilté du public. L'accueil est chaleureux pour cette ligne et la mécanique associée. Il faudra pourtant attendre 1962 pour revoir apparaître la dénomination Wildcat et seulement pour un niveau de finition haute performance de l'Invicta. La Wildcat détient enfin sa propre ligne en 1963 et c'est une série de Buick très puissantes.

Sortie des chaines de montage Buick en même que sa consoeur Riviera (segment des berlines de luxe), le Wildcat s'apparente quelque peu à l'Oldsmobile Starfire avec ses garnitures latérales en alu. Sa calandre munie de barres horizontales est spécifique, elle reçoit le logo Buick cerclé en plein centre. Les deux phares ronds de chaque côté confèrent un regard imposant. La berline hardtop rejoint le coupé et le cabriolet existants de la gamme et s'accapare la majorité de l'intérêt de la clientèle. En 1964, la berline se dédline en 4 portes enrichissant d'un quatrième style la palette Wildcat.

L'appellation de "Chat sauvage" ne s'usurpe pas, la motorisation standard comprend déjà un puissant V8 de 325 chevaux et quand l'option SuperWildCat apparait en 1964, elle délivre 340 ou 360 ch. selon la configuration des carburateurs. La numérotation des moteurs est pour le peu atypique ; si logiquement dans la plupart des cas elle reprend la cylindrée, ici elle tient compte du couple moteur. Par conséquence, il est plus aisé de connaître l'effort instantané de la motorisation, donnée souvent inconnue par les usagers lambda : le Wildcat 445 et le 465 repris de la Riviera affichent donc clairement leur "pied-livre-force" (unité anglo-saxonne) que l'on convertit respectivement à 603 et 630 Nm. Si la transmission manuelle à 3 rapports devient de série et une 4 vitesses se rend disponible, c'est l'optionnelle automatique TH-400 qui attire le plus grand nombre d'acquéreurs.

La première génération de Wildcat démontre nettement un attachement particulier : de 1963 à 1964, près de 120000 modèles sortent des usines Buick. Quand débute la deuxième génération, les ventes explosent : 99000 unités sont produites en 1965. Très largement expliqué par l'ouverture plus grande à l'export et le look général plus lisse ; les proue et poupe sont quant à elles davantage en biseau. Si les moteurs restent inchangés, la ligne de toit en pente permet un regain de vitesse indéniable. Une version Gran Sport débarque en 1966, elle inclut bien évidemment le Wildcat 465, mais aussi un purificateur d'air chromé, les flancs des pneumatiques blancs, une suspension améliorée, un double échappement et l'écusson éponyme clairement affiché.

Un tout nouveau Big Block arrive en 1967, c'est toujours un V8 de 7 L cependant un meilleur ajustement de la compresssion permet de délivrer 360 ch. Il est finalement remplacé en 1970 par l'encore plus imposant 7,5 L de 370 ch. qui accuse les 678 Nm de couple. L'année 1970 scelle l'avenir du Buick Wildcat remplacé par le Centurion mais quelques prototypes remarqués feront leur apparition en 1985 et 1997.