Chevrolet Corvette VII, le retour du requin à bon prix


Image de chevrolet corvette

A l’Auto Show de Détroit en Janvier 2013 se dévoile la future septième génération de Corvette. Si les admirateurs sont heureux de retrouver la désignation Stingray, une polémique gronde rapidement autour de la poupe de la voiture. En effet, on peut presque l’assimiler à une Camaro et elle est fort décriée pour l’abandon de la bulle et des phares ronds. Cependant la Corvette n’est-elle pas la voiture de sport américaine qui fait toujours rêver? La majorité des avis fait la part belle et les louanges sont plus qu’équivoques. Les premiers acheteurs se ruent dans les officines dès l’été 2013. Pour à peine 1530 kg, les ingénieurs Chevrolet planchent dur. Ils reprennent les parties en aluminium hydroformé ainsi que les éléments en fibre de carbone (capot et toit) des séries Z06 et ZR1 et les appliquent en série sur la C7. Le look très agressif n’est pas sans rappeler les premiers prototypes des années 60 justifiant le coming-back de l’appellation Stingray. Toutes les ouïes, plus abondantes, sont fonctionnelles et apportent un aérodynamisme certain. Les sorties d’échappements centrées sont au nombre de quatre et attribuent une sportivité plus accentuée. La sonorité qui en ressort est tout simplement incroyable. La nouvelle Corvette sait se faire entendre et si elle est pourvue en option du système d’ouverture moins restreint des soupapes, la tessiture rauque qui manquait sur l’ancienne génération devient ici divine. Si la Corvette bénéficie d’un son idéal, elle le doit également à la nouvelle motorisation LT1 : il s’agit d’un V8 de 6, 2L qui développe 466 ch. à 6000 tr/min pour un couple de 630 Nm à 4600 tr/min. De série, l’icône américaine dépasse tout les entendements en terme de puissance. L’injection directe est de mise, la distribution possède un calage modulable. La possibilité de choisir son mode de conduite est appréciable : de l’économique (activité des cylindres réduite) au sport ou à la piste. Une fonction par temps de pluie est aussi disponible réglant les problèmes de surpuissance. Si les américains préfèrent en général les transmissions automatiques, ici la spécificité d’une manuelle à 7 rapports contribue à un autre plaisir de contrôle, même si certains détracteurs voient une lenteur de sélection. Quand on pénètre dans l’habitacle, l’attention est tout de suite portée sur la planche de bord, elle investit le conducteur dans une bulle réjouissante et délectable. Les finitions, les instrumentations sont améliorées et une bonne ergonomie générale (accessibilité des commandes) ne laissent rien à blâmer. Au volant, la direction à assistance électrique nouvellement implantée, démontre allègrement son intérêt. L’aérogel, un fort isolant thermique issu de la NASA s‘emploie pour protéger le cockpit des bouffées de chaleur que dégage le V8. Un système Bose vient parachever l’intérieur avec une distribution de 10 haut-parleurs. Gran Turismo met en valeur cette Corvette VII et contribue au développement de sa notoriété. Certes elle n’est plus à démontrer après plus de 60 années de succès mais elle renchérit au titre de voiture de sport de l’année 2014. Le tout s’inscrit dans une baisse significative du tarif de vente : 52000 dollars, aucune rivalité possible! Une Corvette Z06 sort en Janvier 2015 à la vente ; avec une motorisation suralimentée de 650 ch., elle affiche quant à elle un prix moins raisonnable avoisinant les 79000 $.