La Ford Galaxie, un muscle-car que l'on ne peut pas oublier


Image de ford galaxie

Tout laissait déjà présager la venue d'une voiture américaine véloce : 1959 est l'année de l'émergence des big blocks, la naissance de la Galaxie représente le sommet du panel des modèles Fairlane (la Falcon est une dérivée compacte). Ford, qui connait le succès avec la Thunderbird réalise ici une version très lourde, dépourvue d'aérodynamisme mais on ne change pas le style des années 50 et la Galaxie se targue de son allure éclatante et changeante. En effet, elle se décline en six modèles différents : la Victoria Club, la Town Victoria, la Sedan Club, la Town Sedan, la Skyliner et la Sunliner Quand on lui met un moteur V8 de 5,8 litres sous le capot, rien ne va plus les 360 chevaux partent au galop.

On oublie les Galaxies de 1959 pour repartir vers d'autres Galaxies, celles des années 60, dignes d'un look avant-gardiste qui vont inscrire le ton de la voiture américaine moderne. De formes plus adaptées à la vitesse, le profil des carénages est métamorphosé, les nageoires ressemblent maintenant à des ailes de papillons. Naît la vision large à l'arrière : la vitre est courbée et immense. On garde les mêmes capacités de la motorisation, celle-ci va radicalement évoluée l'année d'après.

1961 rime avec puissance pour la Ford Galaxie ; après sa refonte majeure l'année précédente qui a vu ses dimensions s'envoler, elle devient un vrai muscle-car de part le big block qui lui est dévoué : un 390 pouces cubes de 6,4 litres qui développe pas moins de 400 chevaux à 6000 tr/min. On peut se dire que ca suffit, et bien non la course à la puissance continue : 405 chevaux pour 1962, 425 en 1963 et 1964. L'apothéose survient en 1965, c'est le moteur le plus puissant jamais produit dans les usines de Détroit, il s'agit du fameux Cammer. Le Cammer, élaboré dans l'intention de concurrencer le Chrysler Hémisphérique, détient des records hallucinants, le plus remarquable : les 657 chevaux, ils sont vite devenus interdits de production pour la route. 237 sont allés dans la rue quand même, de rares spécimens que nombres de collectionneurs doivent envier, le volant de ces engins n'est pas à mettre entre toutes les mains.

D'un côté stylistique, l'année 1965 rejoue la carte du changement, une révolution qui va la faire ressembler de très près à la Pontiac Catalina. Les phares avants sont tendance, l'alignement est vertical (2 de chaque cotés), la ligne est magnifiquement étirée. Elle devient populaire bien évidemment grâce au moteur Cammer. A partir de 1966, le glas sonne pour la puissance, il fallait revenir à la réalité, un peu plus de finesse dans ce monde de brutes. Les chevaux demeurent tout de même nombreux : 345 pour cette nouvelle motorisation V8 de 7 litres.

La quatrième et dernière génération de Ford Galaxie s'étend de 1968 à 1974. Le look suit la tendance, il reste très intéressant et attractif. Les phares se remettent à l'horizontal et se cachent parfois pour certains modèles. Toujours intéressant l'option GT, la série équipe la Galaxie de suspensions plus fermes, pneus larges, logo, ligne stylisée et surtout bravant les restrictions des années 70 promet un moteur survitaminé : 360 chevaux en 1971, c'est le 429 pouces cubes.

La Galaxie est devenue beaucoup plus luxueuse en fin de carrière, les trois dernières années de production vouent un confort redoutable. Les options sont le toit ouvrant électrique, le régulateur de vitesse, le volant inclinable et tout ça en 1972. Le progrès avance à grand pas mais laisse toujours place à une partie de rêve tant la Ford Galaxie est une réussite. Depuis le milieu des années 90, Galaxy a fait son retour avec un y pour un modèle en rien évocateur, un monospace, il sort d'une autre galaxie...