Packard Caribbean, le luxe des cabriolets des années 50


Image de packard caribbean

Packard est l’une des plus anciennes marques de voiture américaine. La première Packard s’élabore en 1899. Pendant plus de cinquante années, elle marque l’industrie automobile par sa conception personnelle de la voiture de luxe. L’ère du Caribbean 1953-1956 se distingue encore plus de part sa limitation en quantité : la rareté contribue à une autre richesse, en posséder un ! Encore peuvent seuls se le permettre, les fortunés amateurs.

La concurrence est rude dans les années 50 ; si la Corvette et la Healey sont de réelles voitures de sport, bien des constructeurs targuent la sportivité de leurs protégées en signant simplement un désign particulier, un toit rétractable et des performances, le tout à un prix cassé. Packard imagine alors un concept Pan Américan en 1952 d’où découle ensuite le modèle de production, la Caribbean ; avec un volume réduit, sur un segment plus luxueux, Packard veut prendre une part de marché avec une grande rentabilité. La grande rivale, la Cadillac Eldorado suscite déjà toutes les attentions depuis 1951. En 1953, Packard investit alors les médias pour promouvoir une représentation jeune de cette fraîche Caribbean.

Dick Teague, un nouveau désigner moderne, prend en main le bureau de conception de Packard. Sur un empattement court, il redessine d’un coup de génie la Packard 250 en un cabriolet contemporain. Une énorme écope d’air sur le capot, des ailes arrière en queue de poisson, des jantes à fins rayons métalliques et un contour chromé confèrent à la Caribbean une élégance frappante. La motorisation du Packard Caribbean en 1953 est le renommé Thunderbolt avec sa tête en L et ses 8 cylindres qui développent pas moins de 180 chevaux. Une des options les plus louables se constitue de la transmission Ultramatic. L’habitacle est très cossu, le cuir habille sièges et garnitures.Pour un tarif de 5210 $, très au-dessus de l’Eldorado, le Packard Caribbean se produit à 750 exemplaires.

Le Packard Caribbean de 1954 subit quelques transformations intéressantes : force est de constater la coloration bi-ton sur les ailes arrière nouvellement découpées, l’intérieur des plus étincelants et le tout nouveau V8 de 212 chevaux. Cependant Packard est cette année au milieu d’une guerre plus prononcée entre General Motors et Ford, le Caribbean voit sa production la plus faible de son existence : seulement 400 unités sortent des chaines de montage. Aujourd’hui, les collectionneurs recherchent ardemment ce modèle d’execption.

En 1955, Le Caribbean reçoit toutes les attentions du désigner en chef ; Dick Teague métamorphose la ligne de la Packard. L’empattement s’étire et l’effet de longueur est prononcé par les bandes rouges et noires qui ornent le bas de la voiture blanche. La calandre est maintenant en forme de boite à oeufs, des feux s’intègrent dans les ailes arrière et le pare-brise est plus enveloppant. Quand le capot maintenant doté de 2 écopes d’air factices se soulève, le nouveau V8 de 275 chevaux rugit. Le changement stylistique et la puissance du nouveau Caribbean séduisent quelques 500 acquéreurs.

Paradoxalement, le dernier des Packard Caribbean est le plus abouti. Développé également avec un toit scellé en vinyle Hypalon, le Packard Caribbean reçoit une nouvelle palette de couleur, les phares avant sont plus mis en valeur, le moteur développe maintenant 310 chevaux et des commandes à bouton poussoir envahissent l’habitacle et une possibilité de transmission manuelle. Un tarif affiché à 5500 $ en standard ne permet que 539 ventes (moitié-moitié cab-toit fixe). Le modèle est finalement arrêté au sommet de sa perfection à cause d’une concurrence acharnée des Big Three et d’un changement de direction au sein de Studebaker-Packard (fusion datant de 1954).