Dodge Coronet, la berline qui bat des records de vitesse


Image de dodge coronet

Apparue en 1950, la Dodge Coronet correspond à la taille intermédiaire dans la gamme. C'est trois années plus tard qu'elle se métamorphose en véritable muscle-car. La technologie Chrysler, devient autant au service des classes moyennes que pour ses autres catégories, elle partage la plus célèbre des motorisations, le V8 hémisphérique. Cette année 53 revoit également le style plus arrondi avec une réduction du châssis. Moins de poids, plus de puissance, le résultat net lui attribue nombreux fanatiques et les victoires en Nascar vont décupler les ventes du bolide.

La production de plus de 45000 unités est là pour témoigner, la popularité grandissante de l'engin n'a de cesse, pour moins de 2500 dollars, on peut détenir l'arme fatale.
L'allure est quelque peu trompeuse, petite berline malgré elle, son style de 1953 nous renvoie directement dans les classiques de "Monsieur tout le monde".
C'est à partir de 1957 que cette voiture américaine va évoluer esthétiquement : ailerons, chromes massifs à l'avant, carénages rabaissés plus longs et plus larges. Évoluant d'un numéro, passant de la D-500 à D-501, la production est plus que limitée à des dalmatiens (101 exemplaires). Les chevaux quant eux sont démultipliés, 340 au total.

En 1959 la série Coronet va s'arrêter malgré une humanisation renforcée de la voiture pour exemple le surlignage des yeux avants. Les performances sont pourtant au rendez vous, les chevaux sont toujours aussi nombreux, on en dénombre pas moins de 345. Ce n'était pas une fin définitive puisque une nouvelle génération de Coronet va voir le jour en 1965. C'est l'ère du retour des superpuissantes toujours annoncées avec officiellement quelques dizaines voir centaines de chevaux en dessous de ce qu'elle font réellement. C'est ainsi que certaines versions de Coronet dépassaient allègrement les 550 chevaux alors que vendues pour 425.

L'euphorie ne sera pas longue, six petites années seulement verront les Dodge Coronet à la production. Mais attention le niveau, de vrais bolides de courses : on lui a installé, en 1966, le moteur le plus puissant de toutes les productions, un modèle à retenir. Un relookage "bouteille de coke" est venu en 1968, les formes se sont nettement arrondies et de nouveaux phares sont venus s'intégrer dans la calandre.
Les sièges baquets de série, la Dodge Coronet est également la voiture américaine à l'origine de la Charger. En 1969, une nouvelle motorisation est disponible : le 440 Six Pack, estimé à 390 chevaux mais toujours inférieur au modèle 426 délivrant 425 chevaux. Les ventes n'ont pas été exceptionnelles, moins de 8000 unités vendues toute catégorie de Coronet confondue.

Renouveau stylistique en 1970 avec la scission de la calandre, elle se resserre et devient plate vers le centre. C'est une originalité remarquable mais qui n'élèvera pas sa distribution espérée par Chrysler.
Les versions de motorisation n'ont pas évoluer cette année là et la fin de l'ère des muscle-cars sonnant, la Coronet s'éteint en 1976 non sans laisser quelques regrets. Cependant la Monaco nous laisse ses quelques airs. Moins chères et moins prisées que les autres super puissantes de l'époque, la Dodge Coronet ne demeure pas moins le symbole d'une génération qui fait rêver. De nombreux modèles plus puissants et moins onéreux que des Mustang sont encore disponibles via des sites spécialisés, à vous de dénicher les perles rares!